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Ricelys´ choice

Chapitre 3

Ici sera presente la famille. Et sdk skjfh skjfh skfjhs kfjsh kfshkfjh skfjskfjsh fksjfh ksjfh skfjshk fjs hkfjs fhksj fhskjfh skfjhs kfjsh fkjsh fksjfh skjfh sk fjh skfjshfksjfh ksjfh skjfh skfjsh fksjfhksj fh sk fj hskf jhskfjhsfkjsfhksjfhsk fh skfhskfhs kfjh sk fh jskfj hskfh skfjhs fkjhwifuhiu hreiufh siduf her uihf fieurhfie ufieufhi ef

Louvain-La-Neuve - Belgique

20 novembre 2004.

J’étais assis en face de l’écran éteint.
Le clavier, la souris, le boîtier, tout avait été démonté.
J’avais passé les dernières semaines à nettoyer mon PC. Réorganiser tout mon ordinateur. J’avais fais des sauvegardes sur un autre disque ainsi sur quelques DVD.
Toutes les cartes avaient été retirées. La carte-mère, graphique, réseau et les disques durs étaient emballés dans du plastic à bulles.
Elles étaient bien à plat, enrobées de chaussettes, de chemises. J’avais pris mes plus belles chemises, bleues à lignes de largeurs différentes, roses, blanches, avec mes initiales : JLF.
Je m’appelle Jean-Luc Funck. Je suis né le 23 octobre 1952, vers 11h45 à Bruxelles. Je n’ai jamais vraiment su de quel signe j’étais : dans Playboy je suis scorpion et dans Penthouse balance.
Chez les chinois je suis dragon : créateur et indiscipliné.

Il était 1h00 du matin.
J’allais me mettre en route.
J’allais quitter LLN : Louvain-La-Neuve dans le brabant wallon, en Belgique.
LLN est une ville piétonnière créée de toutes pièces dans les années 80. Les étudiants francophones, expulsés de l’université de Louvain, flamand, s’étaient créés à 30 km au sud de Bruxelles une nouvelle université dans une nouvelle ville.
Son cœur est construit en partie sur un immense parking. Tous les différents auditoires sont à 5 minutes les uns des autres. Des petits immeubles regorgent de « kots », appartements constitués d’une micro cuisine, toilettes et parfois d’une quantité invraisemblables de chambres d’étudiants. Les murs de parpaing sont couverts de couleurs, de graffitis. Des lampes de caves ornent les plafonds et donnent un air grunge.
De petits îlots de maison se sont rajoutés, une gare, un centre commercial.
Les rez-de-chaussée sont composés de baraques minuscules, devant lesquels s’agglutinent les étudiants pour acheter leur pitance. Des frites, des pâtes à emporter, de petits snacks, restos, cafés, bar, tavernes. Les étudiants baptisés en novembre, le jour de la Saint V ( de Saint Verhaegen) de leur première année déambulent habillés de grand tabliers couverts de dessins, de taches, leur têtes couvertes d’une « penne ».
La couleur des pennes n'est pas choisie au hasard. Cette dernière correspond au type d'études que vous faites : bordeaux pour les étudiants en sciences commerciales, le blanc va aux étudiants en sciences humaines, le vert pour les sciences médicales et le noir pour les sciences exactes.
Le néophyte en la matière sachant cela aura déjà moins de mal à s'y retrouver.

Couverts de toges, de tabliers crasseux, les étudiants, les soirs de guindailles, ils se baladent avec des casiers de bières, criant jusque tard dans la nuit ou très tôt le matin…

La légende veut que dans les années 30, à Liège, deux facultés : celle de droit et celle de médecine se querellaient farouchement. Par provocation, les étudiants de médecine entraînèrent dans leurs beuveries le symbole ultime de leurs opposants ; la toge ! La riposte ne se fit pas attendre et bientôt on put voir les juristes porter le tablier symbole par excellence des médecins.
Le mouvement prenant de l’ampleur, la toge et le tablier devinrent l’habit de l’étudiant guindailleur baptisé ou non. Il n’y avait d’ailleurs aucune règle en la matière. Il faudra attendre la résurrection des comités de baptême au début des années 80 pour que la toge ne soit plus portée que par les membres de comités de baptême universitaires ou d’enseignement supérieur de type long. Puisque la toge était exclusivement portée par ces étudiants, la cape fut elle adoptée par les membres de CB de l’enseignement de type court. Le tablier est à ce jour, porté par n’importe quel étudiant.
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Les immeubles avaient été construits dans tous les sens, pas de façades unies, quelques parcs grands comme un bac à sable. Des galeries couvertes longeaient les immeubles pour protéger les passants des « draches » pluies diluviennes, bruines, brumes d’automne qui s’immiscent partout, neige, giboulées. Le samedi tous les scouts et louveteaux prennent possession de LLN et les gens des villages voisins se donnent rendez-vous dans les cafés des différentes places.

Je m’enfuyais.

Un dernier regard sur ce qui avait été ma piaule ces derniers mois. Un ami, Olivier, m’avait permis d’occuper la réserve d’un magasin à Elle faisait 4 fois 5 mètres, et faisait 2 mètres de haut. Elle était sans fenêtre, juste ce qu’il me fallait pour m’enfoncer dans l’anonymat, pour disparaître dans la clandestinité.
J’étais ruiné. Pour la troisième fois dans ma vie (voir livres précédents : Ma première ruine, Ma deuxième ruine.)
Avec mon mètre quatre-vingts et mes 120 kilos, je devais faire attention aux gros tuyaux collés au plafond. J’avançais comme une poule pour les éviter.
Tous les murs étaient peints en blanc et brillaient sous le néon.

Un matelas déposé sur le sol, avec une paire de draps dans un coin, un petit frigo et un micro-ondes. J’avais tout à portée de la main. Un magasin et une washerette au bout de la rue.
En novembre il fait vite noir. Et je ne sortais qu’à la nuit tombée.

Un meuble préfabriqué avait hébergé mon PC, unique contact avec le monde extérieur. J’envoyais tous les jours des CV. Depuis septembre 2003 que j’étais sans travail.
J’ai vendu ma maison en septembre et après avoir payé la plus grande partie de mes dettes, dont mon frère Georges, il me restait 20.000 euros.
Georges m’avait permis de garder ma maison en payant les traites pendant 2 ans.
Je devais l’équivalent à divers créanciers. Les huissiers se suivaient et se ressemblaient.
J’ai déménagé vers… une boîte postale.
Je devais partir pour me refaire.
Vers la fin octobre, j’ai déposé la moitié en actions et pris les derniers 10.000 euros.
Olivia Lesire de la BBL, m’avait conseillé de déposer la moitié en actions comme sécurité.
Ayant oublié de demander quelque chose, je suis retourné sur mes pas. Je l’avais vu taper « give me five » à son collègue. A ce moment-là je savais que je m’étais fait avoir. Mais il était trop tard. J’allais comprendre six mois plus tard.

J’avais commencé à développer un site. Il me fallait un an pour le terminer.

Je cherchais donc un endroit dans le monde où je pourrais vivre et me donner à fond sur mon site pendant 12 mois, seul, en ermite.

Je parcourais le monde à la recherche d’un endroit pour vivre.
Dans l’ancienne Berlin de l’est je pourrais vivre dans une chambre de ces anciens appartements restaurés. Mais en hiver il me faudrait payer une fortune pour le chauffage.
Je pouvais aller en Ukraine, là le loyer était bon marché mais les hivers encore plus rudes.
Au Portugal, chez des « amis », mais Christian me refroidit en disant que c’était quasi impossible à louer bon marché.
L’Espagne, l’Italie, la Suède.
Finalement j’avais trouvé en Martinique.
Après un échange de mails, il apparait qu’il n’y a pas d’internet.
23 Octobre. J’ai 55 ans. Et pas d’avenir. Pas d’endroit où me réfugier.
Je parcourais internet à la recherche d’une île de paix.
Je devais me dépêcher.
J’étais sans domicile fixe.

Dimanche 7 novembre.
Je ne sors quasi plus de mon refuge.
Sophie, la mère de mes enfants me dit : «  Pourquoi tu ne regardes pas dans les journaux? Regarde dans Le Soir ».
Là je découvris :
« Maison à vendre : Mariposa, Juan Dolio en République Dominicaine ».
Je voulais louer, je ne pouvais pas acheter.
« Mais c’est génial », elle me dit. « Tu as toujours aimé la République Dominicaine !».
Et les dominicaines.
Au fond, pourquoi pas.
J’appelai la propriétaire. Je lui dis que je n’étais pas intéressé à acheter mais à louer.
Elle me sauta dessus.
Elle me dit que l’on devait se voir tout de suite
Ce soir à 20 h.
Au coin du blvd xxxx.
C’est la première fois que quelqu’un m’attend dans un café. Elle était venu avec un quart d’heure d’avance.
Elle me montra 3 photos.

Une maison magnifique, un ciel bleu, une piscine, etc
Elle me dit blabla

Je dis que je voulais d’abord aller la voir.
Nous découvrîmes des vols secs à 99 euros pour 5 jours.

Xxxxxxxxxxxxxxxxxx

Voyage en rep dom

Decouverte de la maison

11-14 rep dom

Signature du contrat
1200 euros
Acompte